dimanche 1 juin 2014

#11) Fête du village d'Anglars le 31 mai et 1er juin

Lors de notre première visite avec Régis, nous avons été chaleureusement invité à venir danser la mazurka lors de la fête du village. Chose promis chose dù nous sommes là.

Voici le compte rendu à chaud du week-end :

Arrivée jeudi soir. Il semble que la route depuis Paris par Clermont Ferrand soit un peu plus longue que par Limoges, mais ça change.Petite escale pour voir Rodez by night. Ville plutôt morte, bourgeoise, la cathédrale est jolie mais les rues pavées qui l’entourent, n’abritent que des magasins de fringues classios. On apprend par la suite que c’était peut-être le calme avant la tempête car Hollande était en visite le lendemain pour l’inauguration du musée Soulages. Manif et séquestration d’élu par la conf… !
On arrive à Marcillac, Diane est chez des amis à Clairveaux, on y va pour chercher les clés. Magnifique demeure au cœur du village habitée par le Zine ( ?) personnalité locale apparemment.
La nuit fut bonne, on décolle dans la matinée pour visiter les alentours d’Anglars. 1ere étape : Belcastel. Magnifique village médiéval au bord l’Aveyron. On continue par Rieupéroux pour aller voir l’école de Prévinquière, à vendre ! Les campagnes sont jolies. Pique nique autour de Villefranche de Rouergue avant d’aller faire un tour dans la ville. Il fait à peu près beau. On arpente les rues autour de la cathédrale avant de prendre un petit chemin qui longe l’Aveyron.  On découvre des petits jardins ouvriers et de très belles maisons. Le chemin nous amène jusqu’à la Chartreuse, ancien monastère.
Retour au centre pour boire un verre. La ville nous plait bien, bonne ambiance et vivant.
Il nous reste quelques heures avant le début des festivités à Anglars. On en profite pour aller voir le calvaire de Saint Jean d’Aigremont qui surplombe Villefranche. Très jolie ! Puis on flâne sur les routes du retour en s’arrêtant ici et là et en regardant des maisons abandonnées.
On traverse donc Anglars sur les coups de 21h. Pas grand monde. Ca nous fait un peu peur. On préfère aller pique niquer un peu plus loin, au dessus d’Aubignac, hameau très mignon et très calme sur la commune d’Anglars. On reviendra quand la soirée aura prise.
Retour vers 22h, le bal folk bat son plein dans la salle des fêtes. On a un peu peur de l’accueil qu’on pourrait recevoir. L’adjointe au maire nous reconnaît et nous met à l’aise : « vous êtes venu pour la fête, comme vous l’aviez dit » qu’elle nous dit ! Elle nous invite à danser la fin d’une mazurka, un coucou puis un petit cercle circassien. Rigolade.
Le vendredi soir, c’est 2 scènes, 2 ambiances alors on va jeter un coup d’œil à la 2e scène, plus « djeuns » (bases trad. Remixé limite hard rock !). Et là, qui s’est-y qu’on croise pas ? Régis. On se reconnaît, un petit temps d’adaptation pour nous remettre. On commence à discuter. Il nous demande où on en est avec le terrain. On lui dit qu’on a refait une proposition, il nous fait un signe entendu pour nous demander si on a baissé. Oui. «  Vous avez bien fait ».
Assez rapidement le voisin, proprio de Guilhem et Soizic, arrive. Régis nous présente. C’est un jeune d’environ 35/40 ans. On leur paye une bière. Et les discussions informelles commencent. Voici le résultat des infos :

- Régis nous glisse qu’il a rendez-vous chez le notaire pour discuter de son bail qui n’est plus valable depuis la mort de Mr Bras. Il veut lui poser des questions pour savoir ce qu’il en est « il faut bien que je me protège » dit-il. Puis « il va falloir que j’en fasse un nouveau, avec qui, je sais pas ? » regard appuyé « faudra voir pour s’arranger », re-regard appuyé. On acquiesse « oui bien sûr »……………. !!!!!!
- On lui parle du plan de fermage. Il nous dit qu’il a re-regardé et qu’en fait, on a déjà une plus grande parcelle que celle qui nous avait montré (de la route au peuplier, voir photo ).
- Il nous demande jusqu’à quand, on reste, où est ce qu’on dort. On lui répond qu’on est chez une amie à Marcillac mais qu’on a pris les tentes au cas où. Il nous dit « oh bah on a enlevé les charrettes de la grange pour la fête, alors y a de la place…. »     ……..
- On voit sa femme, ses enfants, on discute ….. (Sa femme avait déjà 2 enfants quand ils se sont mariés. Ils ont eu la dernière ensemble).
- Le voisin (manu ?) dit à Agathe (ton bon enfant et blagueur mais je-cherche-des-infos-quand-même) : « faudra que vous nous expliquiez un jour ce que vous faites vraiment hein ?! »
Agathe : Oh bah vous savez… blablabla (vous connaissez l’histoire)
Voisin : Ah ok, parce que bon, je dois vous dire qu’on avez quand même un peu peur.
Agathe : Ah ouais, peur de quoi ?
Voisin : Ben vous savez, ici entre nous, entre agriculteur, on est bien soudé. On fait notre boulot, on n’a des pratiques bonnes ou pas bonnes je sais, mais on n’a pas envie qu’on vienne nous embêter et nous dire ce qu’on doit faire. Moi je suis président de ….(je sais plus quoi) , on se soutient tous mutuellement et bon… avec Régis…

Sur ce, je le rassure, on n’est pas venu pour rentrer en conflit, on veut s’arranger, et déjà se présenter et vous connnaître….
Bref, vous comprenez l’idée.

Et lui de reprendre : et alors, vous êtes 4 couples c’est ça ?
Agathe : Heu……. Non pas vraiment.
Il sourit : Vous avez des enfants ?
……heu……
Il rigole : Bon en même temps, moi j’ai 2 enfants mais j’ai plus de femme alors bon…. !

Voilà, l’info qu’il est célibataire est glissée discrètement !
Bon tout cet échange nous montre que malgré le côté bien paysan, le gars a l’air honnête, il nous avoue ses peurs cash, pas de détours. En plus, ses peurs nous semblent légitimes. Ils ne savent pas non plus à quoi s’attendre. On n’est pas vraiment du même monde mais ils ont l’air ouvert malgré tout. Et gentils.
 Lui et Régis nous paient la prochaine tournée de bière !

On débriefe sur le chemin du retour vers Marcillac. Supers contents de cette première approche et des infos collectées dans la soirée !


Samedi
Matinée tranquille chez Diane, on lui file un coup de main pour déménager quelques trucs. On mange avec elle et son pote Vincent avant de partir.
On arrive un peu tard pour le concours de pétanque. Les équipes sont déjà en train de chercher un terrain sur tous les espaces disponibles du village. C’est plutôt bonne ambiance, pas le gros concours quoi.
Petit tour du village, rencontre avec le petit vieux qui fait visiter l’église puis direction le Frau, sous le soleil !

Aaaaaahhh le Frau !! Les herbes ont rudement poussés. Il est tant de venir entretenir tout ça ! Sauf sur le champ, fraichement coupé pour les vaches. Les clôtures ont changés, on se demande si c’est pour les vaches ou pour délimiter le fermage.
On cherche le peuplier et se rend compte qu’on est vraiment des quiches pour reconnaître les arbres, ça ne va pas du tout ! A base de smartphone, on identifie le peuplier (au milieu sur la photo), ça fait quand même un bon bout de parcelle.

On fait le tour du terrain pour voir l’espace qu’on aura, la possibilité de poser des yourtes ou autres habitats. Plutôt surpris de la place qu’il y a.

On se pose pour la sieste au soleil devant le four à pain, face à la maison et au tilleul (qui n’en est pas un !). Une voiture passe sur la route : Régis et sa femme. Ils ralentissent, on va les voir et discute tranquillou. Régis nous dit « vous êtes revenu faire des plans ? ». On répond qu’on profite d’être dans le coin et du soleil pour rêver un peu. On continue à discuter, la femme nous explique ce que nous verrons par nos yeux plus tard dans la soirée : les classards ! C’est une tradition, les jeunes entre 16 et 18 ans font le tour du village dès le matin pour proposer des sous contre quelques sous ou quelques verres. Elle nous dit qu’ils ne finissent pas frais à la fin de la journée. Son fils y est. « Tant qu’on appelle pas le SAMU, ça va » !!

On continue notre sieste et visite. Deux employés communaux viennent récupérer les barrières bloquant la route pour le pont écroulé (il a été réparé !). On leur dit qu’on est les futurs acheteurs. Ils sont très gentils, nous disent qu’ils n’habitent pas loin. Plus tard, ils nous payent l’apéro !
Ensuite, c’est un vieux papy qui débarque. Il est venu chercher de l’osier, il sait qu’il y en à dans le jardin. Il connaissait bien Mr Bras et nous en parle avec émotion. On lui dit qu’on est les futurs acheteurs, il nous répond « ah bah les futurs voisins donc ». Tout a fait !
Bon, il va essayer de trouver de l’osier parce que sinon, il pourra pas tresser de panier pour la fête demain. Les siens, d’osiers, sont « dur comme des baguettes de tambours », il a oublié de les faire tremper.

Petite ballade jusqu’aux parcelles de bois avant de retourner prendre l’apéro au village.
On voit débarquer une bétaillère qui s’arrête pile devant la salle des fêtes. Les fameux classards qui descendent ! Effectivement, ils ne marchent plus très droit !! On passe une bonne partie de la soirée, au son de la Banda bono (fanfare « sans finesse »), à les observer en buvant de la marquisette (très bon alcool à base de vin blanc, de rhum et d’agrume même si sa fabrication est tenue secrète !)
Pour se remettre, on mange le repas du soir, tenez vous bien : tartiflette/saucisse ! On est refait ! En mangeant, le gars du bar passe devant nous et discute : « moi ça fait 4/5 ans que j’ai emménagé sur la commune d’anglars, la fête du village est super. Il y a vraiment une bonne ambiance dans le village, pas comme à la Rouquette » (d’où il vient, rigolo hein ?!) «  Ma femme m’a quitté quand je me suis installé ici. Les gens du coin, des paysans pourtant, des pecquennots, qui pourraient avoir des apriori sur moi (oui je suis flics !) et bien ils sont venus me chercher pour pas que je reste tout seul dans mon coin. »
On est touché par cette petite anecdote.

Et puis la soirée continue, on vadrouille, on discute avec l’adjointe et son mari. Et puis vient l’heure du clou du spectacle. Le concert du soir : Utopie !! Grandiose groupe de reprise de chansons récentes : Pharel Williams, Indochine, JJG, Christophe Maé, Bruno Mars…. Tout y passe. La chanteuse et le pianiste en font des caisses, podium pour les choristes (alternativement chanteuse et choriste). Bref, un grand moment.

Ensuite, ne souhaitant pas risquer quelques remarques, on va camper pour la nuit un peu plus loin. Là où nous avions pique niquer la veille.
Le lendemain alors que l'on émerge doucement, on croise un paysan qui repasse en voiture, s'excusant de nous avoir réveillé, "J’ai vu que vous dormiez, je ne voulez pas vous réveiller mais je n'avais pas trop le choix de passer, fallait que je m’occupe des animaux...” Quel bel accueil du camping sauvage ! ! !

On nous a dit que le "déjeuner-civet de chèvre"  du dimanche commencer à 8h et s’étaler un peu sur la matinée. On arrive après une fraîche nuit de camping à 9h30 : plus de ticket en vente ! La femme de Régis nous annonce avoir vendu 380 tickets en 1h30 ! Des personnes étaient arrivées 20 minutes en avance avant même qu'elle soit là pour "ouvrir le guichet". Résignés, on fait un tour du village et on s'achète un quart de fouasse, cuite au feu de bois, en se disant qu'on allait faire notre petit déjeuner plus classique. Au moment de commander des cafés, la femme de Régis nous dit qu'il reste finalement quelques tickets mais qu'il risque de manquer une chose ou deux. On lui demande le menu de ce "déjeuner": soupe à l'oignon, saucisse sèche, ragoût de chèvre ou tripous, fromage, fouasse café (puis à priori gnôle pour les habitués), le tout accompagné de rouge à volonté.... Rien que ça !
On s'installe à une table dans la salle des fêtes encore bondée et bruyante, le repas est servi à une tel vitesse qu'on n’a à peine le temps de finir la saucisse que la chèvre est là et ainsi de suite.
Sorti de ce repas gargantuesque, on s'affale au soleil (et au calme) dehors puis nous décidons d'aller faite la sieste sur les pelouses au bord de l'eau de Belcastel.

On revient au village pour "la grande activité de la fête" : le village au siècle passé. Nous devons nous garer loin du village vu les centaines de voitures présentes. Les classards ressucités sont la pour gérer le parking, en plein soleil avec une poche de cubi à la main... ! Respect à eux car entre le soleil, la cuite de la veille, il doivent souffrir...

Nous faisons le tour du village un peu rapidement car nous devions repartir à 16h. Le temps quand même de croiser l’adjointe au stand « Gâteau à la broche », de se dire au revoir, à bientôt « bonjour aux autres… » ; D’admirer, tout simplement magique, ces vieilles machines et tracteurs fonctionner et tout les habitants qui ce prennent au jeux  en tenue !
L’employé communal croisé la veille nous fait de grands signes du haut de son tas de foin (celui sur les charrettes posées au Frau) et au stand fabrication de fromage, le proprio de Guilhem et Soizic nous appelle avec sincérités « les futurs voisins ».
Avant de partir on paie une bière à Régis qui faisait griller des saucisses faites à la main par sa femme. Il essaie de faire venir la fille Bras qui n’est à priori pas loin mais mauvais timing. « Au revoir, à bientôt » qu’on lui dit, «  j’espère », qu’il répond….

Nous sommes finalement repartis sous le cagnard et la chaleur humaine en direction de la ville. Après quelques heures de voitures le choc est grand, bruits, énervements, routes à 6, 8 voies, fatigue, ... On a hâte de quitter cette région parisienne...

samedi 31 mai 2014

Photos prise lors du passage pour la fête du village

Le panneau et la ferme "au loin"


L'herbe pousse au printemps !


Le champ sous la ferme

lundi 26 mai 2014

Nouvelle proposition à 58 000€

Nous avons suite à notre entrevue ce week-end fait une nouvelle proposition à 58 000 euros pour tenir compte du fermage, des diagnostiques plomb amiante, égout et électrique ainsi que la possibilité d'avoir des éoliennes industriel pas loin.

samedi 24 mai 2014

#10) journée de travail sur les statuts de la SCI, 24 mai 2014

Nous nous sommes retrouvé le samedi 24 mai 2014 pour terminer de lire et modifier les statuts de la SCI
Était présent à cette journée : Noami, Jonas, Florian, Philou et Agathe.
En fin de journée, un skype à été fait entre les parigots et Orianne et Brice.

En parallèle, on les envois à cousin baptiste (le cousin juriste de Florian) et ceux qui veulent les faire tourner à des gens compétents (et motivés!) allez-y.

mardi 6 mai 2014

Première rencontre avec Régis (6 mai 2014)

Une délégation composé de Samuel, Philou, Pauline et Agathe (ai-je oublié quelqu'un ?) à rencontré Régis, l'agriculteur exploitant les terres des Fraux.

Le rendez vous c'est plutôt bien passé, voici la "synthèse" faite par Pauline :

Coucou les copains!
bon, on sait pas trop comment faire un retour de cette entrevue, on n'a à peine eu le temps de débriefer à 4 qu'on était déjà sur la route (qui n'est pas plus courte de nuit).
alors voilà, j'essaie de résumer un peu là mon ressenti, et puis faut voir les prochains rdv (doodle et fête du village le 31mai-1erjuin à Anglars)
on est donc allés voir Régis chez lui pour le café, après quelques minutes il nous a demandé clairement le but de notre visite (on pense qu'il s'attendait à ce qu'on lui fasse une proposition d'indemnisation pour son fermage, il nous a précisé qu'il avait 450 euros d'aides par hectare par an, ce qui monte à plus de 30000euros pour les 10 ans qui lui restent). On lui a expliqué qu'on remettait pas en cause le fermage, mais qu'on avait des projets pour la terre à terme. Il a demandé si on achetait que les bâtiments, il insistait sur le fait qu'il y avait beaucoup de travaux et que rien qu'en matériaux y avait le double du prix de vente. On avançait à pas de loup, on voulait pas rentrer direct dans la négociation, donc on est resté un peu flous sur les projets agricoles sur place. Puis Sam n'a pas eu le temps de raconter son envie d'avoir des bêtes que Régis nous disait que l'apiculteur qui s'est installé récemment était super mal vu (il est un peu trop à cheval sur les conditions de pulvérisation). à un moment il nous a annoncé qu'une parcelle n'était pas dans son fermage, qui servait au potager du vieux Gabriel. Du coup on lui a proposé d'aller sur place voir un peu. La parcelle fait environ 20m sur 70m (mesuré à l'arrache selon ses indications, mais il va chercher le plan de fermage pour nous le transmettre), juste en dessous de l'étable, le long de la route. 
Ensuite on est passés un peu entre les bâtiments, il nous a raconté que le vieux avait fait l'erreur de passer d'un polyélevage au porcin, qui s'est peu à peu cassé la gueule. 
Dans le grand hangar sectorisé y avait la maternité, dans l'autre l'engraissement. y avait aussi des cochons sur la dalle béton et dans les petits abris en parpaings. J'ai eu l'impression qu'il était encore assez ému d'évoquer Gabriel, devait être bien proche. il nous a montré un peu les fruitiers, y a un pommier qui donne bien (au dessus du grand hangar, un prunier avec lequel il faisait de la gnôle, des cerisiers (une année sur cinq) et des noisetiers sauvages. 
vers la fin du tour il a glissé qu'on n'était pas au mètre près (première ouverture) et il nous a redit que ce serait bien de rencontrer le maire, que si on voulait il pouvait caler un rdv pour le soir avec des conseillers. Après une petite réflexion on se dit que c'est une perche à saisir, on se retrouve chez lui vers 21h. y a deux conseillers bons vivants, l'adjointe au maire et sa femme (à Régis! et ses enfants passent et nous tapent la bise). Au début c'est un peu froid, y a quelques blancs, ils nous demandent en gros quel est le projet, je crois qu'ils pensaient qu'on voulait vivre d'agricole à 8 sur le terrain. On leur explique comme on peut qu'on a différentes activités, qu'on veut habiter à l'année et qu'on a des projets pour la terre,  pas forcément à l'échelle professionnelle. Ils sont curieux, nous posent des questions sur le choix d'habiter ensemble, j'ai l'impression qu'ils ont saisi la dimension entraide et mutualisation des moyens financiers et des savoirs-faire. Entre eux ils ont l'air de se filer souvent des coups de main. Un conseiller éleveur blague que l'adjointe bosse pour eux à la MSA, celle-ci rigole qu'elle a rien entendu quand il dit qu'il continue à bosser autant depuis sa retraite. Ils nous ressortent le coup de l'apiculteur relou, Sam fait son numéro de charme qui fonctionne tellement bien que quand il raconte que le colza c'est génial pour les abeilles Régis s'exclame "ah ben on mettra du colza au frau!".
On les quitte avec le projet de se retrouver à la fête du village pour le civet de chèvre et la mazurka.
bon, voilà, perso j'étais bien sceptique du coup de se lancer dans l'aventure sans être sûrs de pouvoir utiliser le terrain, là si je mets de côté le rationnel et que j'écoute plutôt les tripes, je le sens bien, j'ai l'impression aussi que Régis serait content de pouvoir partager autour de l'agricole avec nous, vu que ses enfants sont pas trop intéressés. 
après si on relance l'agence on pourrait faire une nouvelle proposition d'achat un peu plus basse du fait qu'il y a le fermage, ça nous laisserait encore plus de marge pour les travaux...
et sinon, à propos du juge des tutelles, ma mère gère des dossiers comme ça à Alès en ce moment, elle m'a dit que là-bas y a une réponse sous 8 jours! c'est pas forcément les mêmes délais à Rodez, mais en tout cas ça peut être bien moins que 2 mois...
bon, j'ai fait un beau pavé, désolée! hâte de vous voir, ici, là-bas ou ailleurs!
bisous
Pauline

mardi 22 avril 2014

Le second cercle s'agrandit

Ysaline nous annonce et c'est compliquée pour elle, qu'elle est en Normandie et commence à sentir les choses prendre forme et c'est pour ne pas "bloquer" le projet qu'elle s'en écarte.

dimanche 13 avril 2014

#9) week-end de rédaction des statuts de la SCI, le 11 & 12 avril à Arcueil et Villejuif

Nous nous sommes retrouvés pour un week-end de rédaction des statuts de la SCI dans les locaux de Synaps à Arcueil.

Était présent : Agathe, Pauline, Samuel, Noami, Florian, Philou, Jonas

Ce week-end fait suite à la pendaison de crémaillère des locaux d'Arcueil de Synaps. Nous avons donc commencé le samedi dans l'après-midi avec quelques difficultés pour réfléchir...

Pour commencer en douceur, on à aborder le fait que l'agriculteur ne souhaitait plus rompre son bail :
On commence par proposer de faire une lettre qui serait transmise par l'agence, puis on fini par se dire que l'on appellerai l'agence pour exiger d'avoir le contact de l'agriculteur afin qu'une délégation aille le rencontrer.

Le dimanche on se plonge dans les statuts de la SCI qui avaient été pré-écrit par Samuel et Florian en se basant sur ceux d'Ecoumen et des Choux lent. Nous balayons les chapitres un a un en validant les termes.
Les statuts avancent, on arrête le balayage après en avoir fait une bonne moitié car nos cerveaux devenait fumant et notre attention était au plus bas...

On se quitte tous un peu hagard tout en étant fier d'avoir balayé une bonne partie et en ayant la même vision lorsque l'on parle français. (car oui, le juridique est une langue à part...)

Photo de création de la SCI, en avril 1973

mardi 8 avril 2014

Visite des Fraux par Oriane et Brice accompagné de Noami et Agathe

Oriane et Brice qui n'avaient jusque là pas vu le lieu y sont aller accompagné par Noami et Agathe, ils en reviennet enchantés. Ca relance le dynamisme du groupe.

Par la même occasion, on commence à comprendre ce qui ce passe avec l'agriculteur, sa proximité avec la fille Bras et sa distance vis à vis du fils Bras. La fille refuse l'hériatge et du coup il pense à lui et cherche donc à garder le fermage.

vendredi 4 avril 2014

Coup de fil de Laura => on n'à pas la joissance des terres

Laura à appelé Agathe pour l'informer que l'agriculteur ne souhaite pas résilier son bail et qu'il vas même le reconduire pour encore 9-10 ans (jusqu'à sa retraite). Elle propose de séparer le lieu pour n'acheter que le bâtiment sans les terres...

Sur la liste, les mails fusent de toutes part, entre "je ne me vois pas achetez sans le terrain" et le "achetons tout et on verra une fois sur place avec l'agriculteur pour s'arranger".

Tout le monde est dans un état étrange.

mardi 18 mars 2014

Changement de plan

Laura à appelé Agathe pour dire :
- Le proprio est sous tutelle car il a des problèmes mentaux (on sait pas exactement de quelle sorte, peu importe).
- Du coup, notre proposition d'achat, même si lui et sa tutelle l'acceptent, doit passer devant un juge. Et cela prend en général 2 mois!
- A priori, ça ne change rien, elle sera accepté. C'est juste que ça va prendre plus de temps. (Je lui ai demandé si le juge pouvait la refuser, elle m'a dit que dans notre cas, c'est quasi improbable car l'offre est très correcte. Elle m'a d'ailleurs avoué qu'ils avaient un peu triché sur le prix....!! on a bigrement bien fait de proposer 80 000 € !)
- Donc, pour pas nous faire languir trop longtemps, Laura et la notaire propose de commencer le dossier en enregistrant les signataires et en faisant "comme si" on avait signé le compromis. Ce qui fait que quand le juge aura rendu sa décision, nous signeront directement l'acte d'achat.

lundi 17 mars 2014

Accéptation de notre proposition à 80 000 €

Coup de fil de Laura à Agathe qui nous appel les un après les autres : notre offre à 80 000 euros est acceptée !
Une date de signature pour le 7 avril est proposée !

dimanche 2 mars 2014

#8) première visite des Fraux lors du week-end à Moutmout le 1 & 2 mars 2013

A la suite du week-end précedent à Guingois ou nous avions collectivement visités les Teillodes, il se désinnait que certain été emballés par le lieu et d'autre moins.
Il se désinnait que ceux qui venait à ce huitième week-end été plutôt ceux emballés, alors je m'été mis au fond de moi mais je pense que c'est vraiment que dans ma tête que nous alions pourquoi pas acheter les Teillodes. Mais à la fin du week-end, nous avons eu une bien meilleur proposition : Les Fraux

Voici le compte à chaud de ce week-end rédigé par Noami :

Hello!

Je commence le retour à chaud de ce week-end fort en émotions par le jeudi après-midi, où nous avons visité avec Pauline l’annonce de Saint-Parthem. On a eu un très bon feeling avec la proprio, mais après 6 km de route toute trouée sur le bord du Lot, on savait déjà que ça ne nous conviendrait pas. Trop loin de tout commerce, trop encaissé, trop difficile d’accès. L’endroit était pourtant très beau, mais le parcellement des terrains est un véritable puzzle. Un petit bout à nous, un petit bout au voisin, bref, trop compliqué. Et sur quatre voisins, trois habitent là pour les vacances, pas terrible… Bref, trop de boulot, trop de voisins, pas assez de bâtis, pas pour nous.


Nous sommes ensuite allés passer la soirée pas loin de Morlhon, chez des amis de Pauline, qui ont acheté un corps de ferme avec 3 hectares de terrains. C’était bonne ambiance et bon accueil, et ça donnait envie. Ils étaient en pleine installation, commençant les travaux, recevant des copains qui venait donner des coups de mains et des copains de passage, bref, bien cool.


Nous sommes pourtant parties tôt le lendemain, après une visite rapide du lieu en plein jour, pour rejoindre Sam et Philou et Laura Perks, la nana de l’agence, devant l’école d’Anglars Saint Felix. Il pleut il pleut il pleut. Le gars de la visite du soir, à Tayrac, a même annulé à cause du temps. A Anglars, après les retrouvailles, on reprend la route sous la pluie qui commence un petit peu à se calmer. On traverse Le Segala, puis Le Bruel, et enfin, on suit les panneaux menant au Frau. On suit Laura qui va chercher la clé de la maison. On regarde un peu autour de nous, la grange où sont cachées les clés est fort jolie. Mais il fait gris, il pleut, je dois dire que j’avais hâte de visiter l’intérieur. On rentre dans une pièce sans fenêtre, au carrelage magnifique (vous savez, les carrelages des cuisines et des couloirs à une certaine époque, ça fait des dessins souvent aux traits bleus, on dirait des dessins sur porcelaine). Le reste de la maison est plongée dans le noir, dû aux volets clos et cloués. Avec l’aide de deux lampes, on regarde la cuisine, puis on monte à l’étage. Quatre chambres, une autre cuisine dédiée à la transformation des canards, une petite chambre froide et une pièce qui peut faire chambre. On monte encore d’un étage, on arrive au grenier. On constate que la charpente est en bon état. Des ardoises se sont déplacées, ça fait des petits trous où on voit le ciel, mais c’est sec malgré la pluie. L’espace est grand et propre, on aime bien. On redescend et on libère Laura qui a un autre rendez-vous. Elle nous dit de faire le tour à notre guise. Ce qu’on ne se prive pas de faire. On regarde la grange, qui donne dans une autre pièce de la grange, puis à l’arrière de la maison. On entre dans cette même grange, mais à l’étage, où sont stockées des machines agricoles pour faire le foin toute neuve et d’autres, plus anciennes, qui font plus antiquités. On ressort, on regarde le hangar où sont stockées deux énormes remorques pleines de blé fauché. En face, le four à pain ouvert sur l’extérieur et en excellent état partage un autre hangar avec une voiture et un atelier plein d’outil. Tous ces bâtiments sont tournés vers le cœur du lieu, un banc au milieu du jardin surplombé d’un tilleul. Une petite maison en vieille pierre sur deux étages ferme le cœur à l’est. De l’autre côté de tout ça, une autre grange en très bon état, des clapiers à lapins, une salle où étaient certainement gardés les canards, salle qui ne paye pas de mine de l’extérieur mais tout en bois à l’intérieur, elle fait penser à une coque de bateau renversée, et on la nomme presque sans se concerter « le bateau ». Un autre bâtiment, juste à côté, sur deux étages, est à moitié en construction. Dans mon souvenir, il y a une autre salle, avec des boxs pour les bêtes, mais je ne sais plus exactement où elle se trouve… De l’autre côté de la route, un grand bâtiment d’au moins deux cent mètres carrés est partitionné en cinq ou six pièces. Des ateliers, la miellerie, chacun son coin ! Et au fond, une calèche ! Oui oui, une calèche, en bon état ! En faisant le tour du terrain, on découvre un autre bâtiment, la porcherie, qui doit faire la même surface que celui à la calèche. Enfin, on regarde le terrain, 7ha tout en prairie ou quasi (moins d’un hectare de bois là-bas en dessous), le ruisseau qui coule au fond. On réfléchit à la façon dont on peut l’utiliser, le partitionner. Où peut-on mettre une maison, où peut-on mettre des caravanes et des yourtes ?

On repart plein de questions. On picnic dans un bar de Rignac. Ça vaut les Teillodes ? Oui. Faut-il que les autres le voit ? Oui bien sûr. Comment faire ? Seront-ils d’accord ? Bref…

La visite de l’après-midi, elle, ne vaut pas vraiment la peine d’être très décrite… On arrive à Moutmout alors qu’il fait encore jour. On est accueillis par Neurone, adorable. Leur lieu est superbe. Que des énormes granges en vieille pierre, des vieilles arches. Ça fait comme une mini-ville. Jonas, Fourche et Agathe arriveront dans la nuit.


Le lendemain, à leur question « comment se sont passées les visites », on leur répond que ce serait bien qu’ils puissent visiter le Frau, en essayant de ne pas trop leur en dire, pour ne pas refaire l’effet « film » des Teillodes. Evidemment, ils comprennent vite que ça nous plait et qu’il faut qu’ils le voient. Ils insistent même pour aller le voir l’après-midi même, mais vu les deux heures de route aller, on ne trouve pas ça très pertinent et on projette d’y aller le dimanche matin. Du coup, on s’attèle à la réunion. Le premier tour de table commence de façon très classique par « comment on va ». Tout le monde va bien malgré les derniers mails et toutes les questions qui vont avec. Alors qui est le groupe ? Le premier cercle ? On était treize à la dernière réunion, on n’est plus que 7. Tous les 7 motivés, tous d’accord sur le fait qu’on visite pour acheter et pas pour rêver. On éclipse la question « pourquoi on n’achète pas demain ? » puisque notre réponse à tous les sept est « moi j’achète demain ». La position d’Ysaline, de Gui et d’Elo est claire, même si elle nous touche. Moi elle me touche. Celle d’Orianne et Brice nous fait discuter parce qu’elle nous parait un peu flou. Certainement parce qu’on considère cette réunion comme super importante, c’est une des dernières avant l’achat, peut-être même la dernière. Que fait-on si la visite du Frau prévue le lendemain plait à tout le monde ? A nous sept en tout cas ? Faut-il freiner le groupe ? Faut-il attendre une prochaine visite sachant que le lieu est en vente depuis pas très longtemps et qu’il y a déjà eu deux propositions  (une qui n’a pas abouti par manque d’argent, une autre parce que le futur acheteur ne voulait pas des éoliennes en projet pas très loin) ? Gui, Elo, Ysa et Samir se sont posés dans le 2e cercle. Milou aussi, il y a de ça quelques réunions, mais son dernier mail sous-entend-il qu'il veuille revenir dans le 1er ou pas? Le premier cercle serait donc composé des sept personnes présentes, et au vu de leur absence à cette réunion, la position d’Orianne et Brice est floue à nos yeux… 


On discute aussi de la présence de Samir à la dernière réunion qui m’avait posé question, notamment parce que, dans ma tête, c’était une réunion qui déboucherait peut-être sur un achat. Et par extension, on parle de peut-être réserver des réunions au premier cercle s’il y a des décisions à prendre qui ne concerne que ce cercle. 


L’après-midi, Neurone nous emmène faire le tour du propriétaire. 32ha, ce n’est pas rien ! Entre salle de transformation, dortoir, salle de répétition, salle à fromage, potager, fruitier, yourtes, cabanes, bois, prairies, et boue, on ne s’ennuie pas ! Puis on discute avec lui et avec Julien (qui vient d’un autre collectif) de leur montage financier, pour prendre des idées. Dans le cas de Julien, leur collectif est une association qui détient 90% des parts d’une SCI. Ça vous dit quelque chose ?


Le lendemain matin, levés tôt, on part à 9h en direction de Villefranche de Rouerge. On arrive sur place, cette fois-ci il fait beau. Philou discute avec le voisin, venu voir si nous n’étions pas des voleurs. On trouve les clés, et c’est parti pour la visite. Agathe devient littéralement folle, mais ça on le savait déjà !! Les idées fusent, les pensées s’accordent sur le fait que c’est mieux qu’aux Teillodes, on en veut on en veut ! On pense à ceux qui sont pas là, on leur passe des coups de fils, Milou est à donf, il demande où faire le virement. On farfouille dans la maison, les garçons nous sortent une bouteille de prune de 95 et une conserve de foie gras, on picnic dehors, sous le tilleuls, au soleil. Et on se sent chez nous. On s’est fait un tour de table pour formaliser chacun à l’oral qu’on voulait acheter. Oui, on veut acheter ce lieu, on veut que ce soit vraiment chez nous, on veut le voir en été avec la glycine feuillue et fleurie. Agathe, Pauline et Philou restent en Aveyron cette semaine. Tant mieux, il faut prendre rendez-vous à l’agence !

Et puis, à peu près au moment où on se dit qu’on va partir, on croise des marcheurs, les voisins d’en face, en vis-à-vis, avec leurs trois enfants. On leur explique ce qu’on fait là, ils nous disent qu’il y a un lac à deux kilomètres où on peut se baigner et où ya jamais personne, le papa nous dit qu’Anglars est plein d’enfants et plein de jeunes, que ça bouge bien dans le coin. Il connait pas mal de collectif culturel, à Villefranche, mais il aimerait bien qu’il y en ai un juste en face de chez lui. Il dit que c’est un très bon spot, entre Villefranche, Rodez, Decazeville, ya plein de motivés, plein de public, ça bouge ! Bref, il voulait qu’on achète.

Voilà en gros. J’ai passé un très bon week-end. Ça y est, le moteur est démarré, ya plus qu’à rouler ! 


Des bises à tout le monde!


Noamie


dimanche 19 janvier 2014

Photos des Teillodes

La façade sud de la maison donnant sur le verger


L'une des trois grange, dont la facade à gauche de la photo est orientée plein sud !

L'accès au jardin et le petit chemin en bord de propriété

La salle de bain aux couleurs d'époque

#7) visite collective des Teillodes lors de notre week-end à Marsillac le 18 & 19 janvier 2014

Ce week-end fait suite à une visite faite par Agathe, Pauline et Sam en novembre 2013, ils trouvent un lieu qu'il pense correspondre parfaitement à nore projet : Les Teillodes (Lugan).
Nous nous retrouvons donc tous à Marsillac au café du Guingois.

Voici le résumé {un peu fleuv avouons le} de ce week-end rédigé par Sam

Après déjà plus d'un an et demi à se réunir, on en est à la septième rencontre... Et à la première visite tous ensemble d'un lieu potentiel !
Cette réunion c'est déroulée sur un weekend allongé les vendredi, samedi et dimanche ce début d'année 2014, dans la petite ville de Marcillac-Vallon, à quelques kilomètres de Rodez, en Aveyron.
Notre lieux d'accueil pour ce weekend était le Guinguois, un super et superbe bar associatif du coin, et nous étions treize présents : Guillaume, Elodie, Brice, Orianne, Ysaline, Fourche, Agathe, Pauline, Noamie, Jonas, Samir, Filou et Sam.
Arrivée échelonnée entre le jeudi soir jusqu'au vendredi dans la matinée pour d'autres, en passant par la traditionnelle arrivée à l'aube après une nuit de route, on s'est donc retrouvé le vendredi midi pour pic-niquer les bons fromages, charcutailles et autres bons pains achetés dans un magasin de producteurs local.

VENDREDI
Petit tour de table de bienvenue et des attentes du weekend, assez rapide car la visite est calée à 15H.
Arrivée donc au lieux dit les Teillodes, sur la commune de Lugan, ou l'on sort à 13 des voitures, ce qui à fait sourire les deux frangins qui nous font la visite, vieux paysans mesurants un mètre cinquante, qui se réjouisse de voir des jeunes débarquer, parce qu'il y a du boulot hein !
On papillonne un peu entre les différents bâtiments, en fonction de l'effet de groupe, en écoutant aussi l'histoire et les explications du lieu par l'un ou l'autre des frangins : les mur qu'ils on montés sont solides, c'est lui qui le dit ! Et quand à la 405 abrité sous le toit elle pourra encore pas mal servir, au vu du faible kilométrage inférieur à 300 000 kilomètre, fois de papi !
Par contre le tracteur ne peux pas être inclus, c'est 10 000, car beaucoup de révisions on été faite dessus, qu'il n'a que 3000 heures et que celui de la commune, qui a le même, totalise au moins 10 000 heures...
Difficile de rendre compte des humeurs et des anecdotes de ces moments, tous vécus en petits groupes qui se faisait et se défaisait au gré de la visite. Visites des 5 ou 6 caves, autres greniers et pièces de la maison, examen de la charpente, de fissures douteuse ou de l'antique chaudière bois, discussion autour de la stabulation dont un angle s'enfonce complètement, provocant une fissure de 15cm courant sur la moitié d'une facade. Jeter un oeil à la bétonnière ou au motoculteur qui traîne, aux quelques stères de bois maintenant bien sec, aux nombreux kilos de ferraille en vrac ou de matériel agricole entreposé sous un toit, au fond d'une pièce ou trainant à côté de quelques bidons d'herbicides.
Quelques bouteilles de gnoles dans la chambre des grands parents dont ils nous disent qu'elle ne sont bien sur plus bonne, l'air connaisseur... On a tous papillonnés entre tout ça, furetant dans les coins, découvrant les nombreux bâtiments du lot, et même surpris de s'apercevoir d'une grange de 40 mètres carré qui en fait parti, et que l'on ne savait pas comprise...
Croisés le vieux voisin, allure bougonne et pétomane accomplit, ainsi qu'une voisine se réjouissant de l'arrivé de jeunes. Balade au limites de la parcelle basse du terrain, jusqu'au ruisseau, et remonté jusqu'aux proprios qui nous on attendu pour une photo de groupe sur le perron, bonne grosse rigolade de tout le monde devant un papi reculant et avançant grimaçant l'oeil rivé dans le viseur du polaroid, tandis que son frangin nous enlevait nos bonnets et casquette : quand même, il faut se tenir pour une photo !
Retour ensuite jusqu'au Guinguois de marcillac dans les différentes voitures, et tour de table de ressenti sur les Teillodes.

Ressentis très différents entre les personnes, pour certains une sorte de manque de feeling, de coup de coeur ou de difficulté de s'y projeter, pour d'autre et notamment Agathe, Pauline et Sam qui avaient déjà visité l'annonce et quelques autres dans le coin, un coup de coeur assumé.
Sont mis en avant positivement l'énorme quantité de bati et les possibilités, mais donc en parallèle le boulot en rénovation que cela représente... Des craintes d'éloignement ou d'exposition sont aussi soulevé.
On se rend compte au débrifing qu'il y a eu un certain "effet film", c'est à dire que Agathe, Pauline et Sam qui avaient visité plusieurs choses avaient eu le coup de coeur et avait dépeint quelque chose de merveilleux, d'où peut être une certaine attente des autres et une relative déception. Une bonne partie de la soirée du vendredi est consacré à ces débats-discussion, puis on dessine chacun un plan imaginaire de ce que l'on verrai comme aménagement et affectation des différents bâtiments des Teillodes, au final beaucoup de choses se recoupent entre les vues des uns et des autres.
Puis des bonne pâtes-pestos pour se requinquer et quelques verres avant le dodo réparti entre le Guinguoi et chez Dianne, une pote de Marcillac qui nous a laissé son apart à disposition.

SAMEDI
Le samedi matin est consacré a des ressentis de la journée et de la visite de la veille, puis discussion autour de la thématique de l'habitat, tour de table des différentes envies entre de la caravane/yourte, de la maison légère type paille et du plus dur, même si la maison terre-paille est très souvent citée.
L'après-midi on débat pendant une heure environ autour différentes structures juridiques qui pourrait articuler un projet comme le notre, notamment autour de l'association ou de la SCI, ou du panachage des deux. On arrête bien vite car l'on manque de connaissance approfondie sur les avantages et les intérêts de chacune, il en ressort que l'on doit creuser pour trouver ce qui nous conviendrais, Samir, Fourche et Sam sont intéressé par le sujet.
On travail ensuite sur le dossier de présentation de projet, une lecture de la version de base est réalisé et des points à modifier sont pointés. Ces points sont répartis entre trois groupes de personnes qui rediscutent et re-rédige les points à préciser, puis chaque groupe présente son travail aux autres pour validation, et enregistrement directe des modifications : on a maintenant un dossier de présentation du projet, avec explication de la démarche pour des prêteurs éventuels.
Il n'y manque pour l'instant que la version définitive du montage juridique, lorsque celui ci sera trouvé.
On fait, avant de clôturer la journée réunion, un rapide tour de table des apports déterminants notre capacité d'achat, il en ressort une fourchette basse de 76 000€, et haute (CAD ce que l'on pense pouvoir mobiliser autour de nous en quelques semaines) de 95 000€.

Le samedi soir quelques membres du Guinguoi débarquent, on mange tous ensembles et ça part au rhum et à la musique, une bien bonne soirée de discussion et de rigolade, on se couche plutôt tard...

DIMANCHE
Matinée libre, et c'est aussi le marché à Marcillac, beaucoup de petits producteurs de qualité, le marché a plutôt de la gueule. Pendant que d'autres restent sur place et profitent du Guinguoi ou du marché, Jonas, Ysa, Elodie, Samir, Fourche, Noamie et Sam retournent jeter un oeil autour des Teillodes.
On a fait le tour (vite réalisé!) de la petite commune de Lugan sur laquelle se trouve l'annonce, puis on file sur Montbazens, la petite ville la plus proche situé à 2,5 km de Lugan et à 4,5 km du lieu dit les Teillodes. On fait un peu le tour de la ville qui possède beaucoup de commerces : banques-
boulangeries-boucherie-supermarchés-magasin de bricolage ou cop agricoles, et une grosse scierie. Petite pause dans le bar du coin : 1€ le café, 0,80€ le verre de blanc, 1,10 le pastis, 1€ le billard...
On se fait la remarque que c'est vraiment dommage que l'on ne soit pas venu faire un petit saut par Montbazens en rentrant de l'annonce, en effet le fait de ne prendre que des petites routes par les petits bleds dans les vallons à l'aller comme au retour accentuait l'effet paumé du coin, alors que Montbazens est dans la plaine à moins de 5km des Teillodes et qu'il y passe la route plus importante partant vers Decazeville ou Villefranche de Rouergue, les deux villes d'importance à proximité.
En rentrant en fin de matinée on se retrouve pour finaliser le weekend et faire le tour de table des ressentis et des humeurs du weekend. Cela ressort assez contrasté entre les gens, pour certains une sorte de phase d'indécision aussi bien personnelle qu'au sein du groupe est avancé, d'autres on alternés entre excitation et déception relative... Difficile de présenter une humeur générale mais tout le monde a dit avoir apprécié de se retrouver, ceux qui avait loupé des réunions on pu re-connecter avec le groupe.
Et pour finir le dimanche midi c'est le Guinguoi qui cuisine, comme tous les dimanches : repas à 6€, on se la régale et ça permet de discuter avec les locaux. Si le samedi soir était bien punk dans le Guinguoi, le dimanche est plus métissé, des gamins de 2 ans jusqu'aux retraités, au moins trois génération présente à table et sur les moquettes. Quoique par ici en Aveyron, il semblerait que même les vieux hippies on gardés un petit
côté punk...
Les premières voitures repartent ensuite, et tout les départ s'échelonne entre 13H30 et 15H...
Rendez vous est donné début mars, à peu près dans la même zone géographique.

dimanche 27 octobre 2013

Photo prise à la Bourdinière

La team présente à la Bourdinière avec la toute dernière recrue : Leïdou

#6ième week-end à la Bourdinière, le 26 & 27 octobre 2013

La Bourdinière est une ferme ou Pauline été passé dans le cadre se son compagnonnage au sein de REPAS (réseau d'échanges et de pratiques alternatives et solidaires)
Comme elle nous avait prévenue la boue et la chaleur humaine était au rendez-vous.

Voici le comte rendu à chaud de ce week-end :


Salut les copains !
Petit retour à chaud sur ce weekend de réunion à la Bourdinière, pour résumer un peu les ambiance et autres températures de nos cœur...

Tout le monde est arrivé le vendredi dans la soirée, deux voitures depuis Paris, Ysa depuis la Normandie et Guy, Elo et Leydou de Nantes. Des bouchons et des routes qui ne vont pas dans la bonne direction, du coup à cause de notre retard Ysa était coincé au bar et a du reprendre des bières avant qu'on arrive la chercher...
Guy et Elo on failli rebrousser chemin en cours de route en se posant la question de leur volonté de participer à ce projet compte tenu de leur priorité de lieu avec des enfants. Mais ils arrivent finalement et c'est bien chouette de se retrouver !

Était donc présent Fourche, Agathe, Pauline, Noamie, Jonas, Guy, Elo, Ysa et Sam, Leydou était bien en place dans le dos de Guy ou dans les bras des uns et des autres... Pema est resté dans la famille en Bretagne.

Arrivé de nuit à la Bourdinière, ferme collective appartenant au réseau Terre de Liens, on a fait un planning pour le weekend après un petit repas, petites bières et petites discussions, bisous de retrouvailles avant d'aller se coucher dans le grenier dortoir collectif.

Réveil au soleil le samedi, on rencontre un peu les gens de la ferme dont peu habite sur place, et comme c'est le weekend seul le nécessaire est assuré : traite et vente à la ferme. A la Bourdinière l'activité est essentiellement agricole mais le groupe est en train de changer. L'activité de maraichage cesse, il y a une quinzaine de vaches laitières, quelques cochons, poules, canards, ruches...
On a fait un petit tour du lieu, de l'étable aux serres, en passant par la superbe maison terre-paille toiture végétalisée au bout du chemin, ya pas à dire c'est beau des murs avec des courbes, des sculptures et des nichoirs intégrés, avec une charpente en tronc brute... Vivement qu'on s'y mette !

Du coup samedi matin on a commencé le concret par un tour de température personnelle, on (Jo et Sam) n'a pas pris de notes de ce moment mais on été répété les temporalités perso, certains qui veulent que ça avance à fond, d'autre un peu plus dans le temps...

Grandes discussions ensuite sur la notion de "premier / second cercle", définition de chacun, besoin ou non de les formaliser, changement et ouverture de cercles, les échanges on été compliqué, parfois tendu, la pause repas à tout remis à plat !

Une fois nos estomac bien remplis, on est reparti au boulot : discussions autour du bail à construction, on se mets à niveau avec les connaissances des uns et des autres mais on s’aperçoit surtout qu'il faut creuser le juridique autour de ça. Vous nous avez manqué la dessus, Orianne et Brice, pour argumenter et ajouter un point de vue à la construction des échanges.

Nous sommes ensuite allés ramasser des pommes dans un verger environnant, ça à été l'occasion de nombreux échanges informel en petits comités. Au retour, nous avons profité du soleil et de la chaleur pour boire une bière et prolonger ces échanges informels, au fur et à mesure de la soirée les habitants/travailleurs du lieu son venus pour fêter l'anniversaire de l'un d'entre eux et nous avons passé une belle soirée arrosée d'où est sortie plusieurs proposition de nom : "L'achat taré de l'habitat varié" ou plus simplement "L'habitat varié".


Le lendemain matin, (après un changement d'heure permettant au plus fêtard de faire une longue nuit), la pluie et le froid ont été au rendez-vous ce qui à eu pour effet collectif de nous ralentir l'esprit
Nous avons démarré la matinée par l'explication aux "absent de Begayne" le langage administratif correspondant à notre montage financier.
Nous avons enchaîné avec des propositions de statut pour notre asso ainsi que la recherche de code APE qui pourrait nous être attribué, rédaction d'un brouillon d'explicatif de projet à transmettre aux "préteurs/donneurs".
Nous étions plutôt décalé de par le changement d'heure, le climat (et la soirée de la veille), nous avons donc fait une sieste après le repas...
Sachant que Guillaume, Elodie et Leydou devaient repartir en milieu d'après midi, nous avons commencé l'organisation de notre prochaine réunion que l'on peut désormais fixer au 17, 18 et 19 janvier (merci à tous d'avoir répondu rapidement)
Nous avons terminé le week-end par une cueillette de champignon selon des critères très variés tel que leur taille, leur couleur, leur comestibilité … Champignons que nous avons rajouté à notre repas de soir à la Bourdinière avant notre retour chacun dans nos régions respectives.

D'ici la prochaines réunion nous nous sommes dit qu'il fallait terminer de rédiger le descriptif du projet pour nos "préteur/donneur" et travailler sur les recherches suivantes :
- Caf / bail au membres d'une asso
- Asso fiscalisé / non fiscalisé
- Délais pratique d'un achat et paperasse d'une vente immobilière
- Bail à construire et autre solution pour le batit sur un terrain collectif
- Approfondissement de la notion juridique des "apports avec droit de reprise"
- Réfléchir aux statut de notre futur asso, récupérer les statuts d'assos pouvant se rapprocher de se que l'on souhaite.

Pauline à transmis un gros doc regroupant déjà pas mal d'info autour de certains de ces axes de travail, je le re-joint à ce mail.

Il a été suggéré que la prochaine réunion permette la rédaction/formalisation des statut de notre asso, ça avance bien...

Bien des bisous à tous en tout cas, et à très vite !!
Jonas & Sam





dimanche 18 août 2013

#5ième week-end à Begayne le 17 & 18 août 2013


Ce week-end à begayne se passe dans un contexte particulier [une fois n'est pas coutume...] : Samuel travail plein tube à La Javie avec les abeilles, Emile à demandé lors des échanges préparatifs à Begayne à passer dans le second groupe et passe pas mal de temps à bricoler sur son bateau et à préparer son spectacle pour L'Armada. Florian, Agathe et moi même étions en tournée du Cinéma Voyageur les semaines précédent cette réunion, Philou prenait la route avec le cinéma juste après... Bref des vies bien remplies.

Contexte : la réunion se tient dans un lieu collectif "Vallée & Co" sur la commune de Begayne. Météo idylique, nous devons monter le chapiteau du Cinéma pour nous faire de l'ombre...

Pour commencer voici le compte rendu "à chaud" rédigé  à quatre main et commenté en live :

Nous nous sommes donc réunis à Begayne avec Fourche, Philou, Jo, Oriane, Brice, Agathe et Noami. Au premier tour des ressentis, on a pu constater que "les parisiens" arrivaient un peu dubitatifs quant à la suite du projet bien que toujours motivés à bouger. Ces doutes étaient liés au fait qu'on ne se soit pas réunis depuis longtemps et aux derniers mails échangés qui nous ont tous un peu refroidis. Peut-être y avait-il aussi un effet de groupe tirant le moral vers le bas... Cependant, Oriane et Brice, bien que également ébranlés par les derniers mails, ont fait part de leur étonnement faces à ces doutes.Ils étaient, eux, toujours aussi motivés pas le projet. 
On a tous fait part de notre envie et de notre besoin de faire avancer concrètement le projet et Philou à lancé l'idée de visiter des lieux pendant les réunions. Les absents nous ont beaucoup manqués, notamment parce qu'on ne savait pas vraiment où ils se situaient désormais par rapport à l'avancée du projet : Milou à été clair, il veut être dans le 2nd cercle, mais il été difficile pour nous de réellement le placer dans ce qu'on a définit comme étant le 2nd cercle ; Sam, Guillaume et Elo ont une temporalité d'installation différente mais une volonté de rester dans le 1er cercle et nous n'avons pas eu de nouvelles d'Ysa... Il nous a donc paru important de se faire une réunion tous ensemble pour se mettre d'accord sur 1er et 2nd cercle et sur cette question de temporalité : serait-il envisageable que même si les temporalités d'installation différent, la temporalité d'achat, elle, coïncide?

Nous nous sommes ensuite lancés dans les discussions du week-end: compte-rendu de la dernière réunion (samedi matin); discussion concrète sur le financement qui a débouché sur l'écriture du projet financier de base (samedi aprem); discussion, attendue depuis longtemps par Oriane et Brice, sur comment gèrer l'habitat en dur (financement, construction, revente (?)) et tour de table de pourquoi on achète pas demain (dimanche matin). Le dimanche aprem a été consacré au juridique via deux approches concrètes et différentes à travers le témoignage de Stéphane du Éco-Hameau (SARL) et de Manu de Vallée&Co (SCI/asso). Ce lieu est plus un quartier ou l'on choisit ses voisin qu'un lieu collectif, du moins sur l'esprit car certes il  à une grande salle commune, mais tout les raveau commun sont comptés à la minute...
Puis nous sommes allés visiter notre future maison. 
Nous avons ensuite visiter le soir même une maison au coeur du village de La Roquette, dans un fond de vallée, au bord de l'eau (atention aux innondation). Très rapidement on croise l'encien maire qui habite en face et qui nous explique le passif de ce village, pour finir la soirée sur place dans le cadre d'une soirée/marchée paysan organisé par les parents d'élèves

Toutes ces discussions ont été riches et intéressantes notamment parce qu'on a eu l'impression d'y aller plus profondément et plus concrètement. On a l'impression qu'on est pas loin d'avoir les bases pour lancer le projet! On a aussi eu l'impression d'avoir un groupe solide où tout le monde a sa place et où on préfère chercher ensemble des solutions qui conviennent à tout le monde plutôt que d'en écarter certains. 

La visite spontanée du lieu (trouvé sur le bon coin le matin) nous a fait beaucoup de bien, elle nous a permis de rêver et de visualiser concrètement ce que le projet peu donner. En plus y'avait fête au village ce qui nous a permis, après clôture du week-end sur place, de passer une bonne soirée informelle. Durant le tour de table des ressentis de fin, il est apparu que les doutes de début de week-end avaient sautés, que l'envie était toujours bien présente et que même s'il reste des points à approfondir, on est tous prêts. On a tous eu une pensée pour les absents en se disant que s' ils avaient étés la, ils auraient été à donf! Un tour de ressentis bien bisounours quoi! 

Voilà! On vous embrasse tous et on vous envoie plein de soleil espagnol!  

Agathe et Noami 

Après ce beau week-end, chacun est repartie dans sa vie trépidente avec une énergie pour le projet !

dimanche 28 avril 2013

#4ième week-end à la Javie le 27 & 28 avril 2013

Nous avions prévu depuis quelques temps de faire le prochain week-end dans le sud-est de manière à se rapprocher de Sam, Emile, Philou qui jusqu'à présent avaient fait beaucoup de routes pour venir [note particulière à Emile et Philou qui avaient mis plus de 48h pour rentrer de La Grée en passant récupérer du matos audiovisuel et autre par les quatre coins de France].

Dès que l'on à commencer à fixer une date et un lieu, il y à eu de grand échanges car les Bretons ne pouvaient pas prendre de jour de congés et c'est compliqué de faire un A/R Bretagne-Javie-Bretgne dans le week-end... On commence à se dire qu'on peut déplacer ça en région parisienne, mais là c'est les sudistes qui ne sont pas chaud pour faire l'A/R une fois encore. On tente de faire une double réunion Paris/Javie...
Après recentrage de nos avis/dispo on choisi de maintenir la Javie comme lieu !

A noter que depuis la Grée, des annonces de lieu tournent par mail et les premières visites s'organisent.

La liste mail est créer début janvier 2013, elle nous à permis d'échanger sans risque de zapper l'un d'entre nous.

Pour ce week-end à la Javie, les présent sont : Sam, Emile, Philou Agathe, Pauline, Jonas, Noami
Les absent sont : Florian, Oriane, Brice, Elodie/Guillaume, Ysaline.
Samir se place dans le second cercle tout en continuant à suivre la projet de près.

Pour ce week-end, Sam et Emile se placent comme les Gentils Organisateurs, ils ont prévu pas mal de choses dont des "jeux collectifs"

Voici le compte rendu à chaud rédigé à huit main à la fin du week-end :

Philou est arrivé le vendredi soir, et les parisiens tard dans la nuit.  Réveil en décalé et sous un temps de merde. On se retrouve après le petit-dej  dans l’atelier pour un premier tour de ressenti. Il en est ressorti des états d’esprits un peu tracassés, des envies d’avancées concrètes. Dans une ambiance un peu molle, même si on était contents de se retrouver, le manque du reste du groupe s’est fait ressentir rapidement. Comme nous n’avions pas relu les notes, nous avons commencé par rédiger des résumés des notes des réunions précédentes. L’exercice s’est relevé intéressant car nous avions tous une idée assez proche les uns des autres de ce qui c’était passé et du ressenti de chacun.

Milou et Sam nous avait préparé un super planning, mélange de jeu et de discussions sous de nouvelles formes (horloger philosophe, groupe d’opinion,…). On a repris le framapad de Sam et Ysa pour différencier ce qui était déjà consensus et ce qui était encore à débattre ou à préciser. Pour ça on se plaçait dans la pièce du côté « consensus » ou « à débattre » et on avait trois minutes pour échanger quelques arguments. Cette méthode était super intéressante notamment parce qu’elle a permis de dynamiser les échanges.

Cette journée calme et studieuse s’est finie tard avec le sentiment d’avoir bien avancé et on a enchainé sur un concert manouche des colocs de la Javie. C’était l’occasion de discuter entre nous de manière détendue, de rencontrer les voisins et habitants de la Javie. C’était vraiment chouette.

On démarre le dimanche matin avec une séance de qi gong {prononcer chi kong} sous les conseils avisés de maître Milou. On est bien, on se détend face aux montagnes. Puis Kevin nous raconte la méthode du dragon appliquée dans son groupe de projet d’habitat collectif (Cf détail dans le compte rendu !). Il y a pas mal de choses qui nous ont parlé même si on y avait pas mis les mêmes termes. On a posé beaucoup de questions et discuté de ce qui serait bon à tirer pour notre projet. C’était vachement intéressant d’avoir l’expérience de quelqu’un d’un autre groupe, de savoir comment ils s’organisaient, tous les combien ils se réunissaient,… Et puis d’avoir un regard extérieur mais non intrusif sur nos discussions.

Ensuite on s’est lancé dans l’horloger philosophe sur quatre thèmes. Puis on a essayé en binôme de résumer ce qui c’était dit sur un sujet, avant de faire une mise en commun. Il y a eu incompréhension sur l’objet de cette synthèse qui ne convenait pas à tout le monde vu les attentes différentes, ce qui a amené un échange un peu dur entre Milou et Pauline et qui a mis un froid dans le groupe. On a été sollicités par les colocs pour brûler un énorme tas de branchage et on a coupé court à la discussion. De retour dans l’atelier on a discuté de la gestion des conflit dans le groupe : comment chacun les ressentait, comment en discuter (à tous, en aparté, à chaud, à froid). Il en ressortait un manque de méthodologie et plus largement de clarté et de communication. On a terminé ce week end par un tour de table de nos ressentis. On était tous conscients et contents des avancés qui ont eu lieu dans le week end. Philou est reparti en voiture, on a passé une soirée joyeuse avec les colocs et une bouteille de rhum.

Le lundi on ne s’était pas fixé de planning et Sam et Milou avait du boulot. On a essayé de se regrouper mais les dispos de chacun ne s’accordaient pas. On a évoqué la question de la place des absents à une réunion. L’après-midi on a essayé d’écrire ce retour à chaud à quatre, chacun notant ce qu’il trouvait important pour ensuite le mettre en commun. Et voilà le résultat !

Gros bisous,

Par ordre alphabétique :

Agathe, Jonas, Noami et Pauline


dimanche 24 février 2013

#3ième week-end au Manoir de La Grée le 23 & 24 février 2013

Pour ce troisième week-end, nous avions choisi de nous retrouver dans un lieu collectif de manière a pouvoir s'enrichir de l'expérience et pouvoir échanger avec les habitatnts.

Une fois encore, j'ai simplement envie de résumer ce week-end en mettant le texte que nous avions rédigés et collectivement validé à la réunion de la Javie (le 28/4/2013) :


Contexte :
Lieu : Manoir de la Gré - Soulevache (44)
Présent : Ysaline, Agathe, Noami, Orianne, Pauline, Samuel, Florian, Guillaume, Philou, Emile, Brice, Samir, Jonas
Absent : Pauline

Première réunion dans un lieu « collectif » existant.
Etat d’esprit au début du week-end :
- Beaucoup on eu du mal à venir (maladie, temps de trajet très long, arrivée tardive…). Une impression de fatigue était présente dès le début du week-end. Ce dernier s’est fait ressentir plus comme une obligation qu’une réelle envie de venir malgré l’envie de se retrouver et d’enfin découvrir un lieu collectif.
- Chacun attendait des autres un coup de boost mais nous étions tous dans le même état de fatigue générale.
- Dès le soir d’arrivée, nous nous sommes aperçu que personne n’aurait la force ni l’envie de faire de grande discussion autour de la table. Nous n’étions pas à l’aise dans la salle commune du manoir, nous avons senti que le week-end risquait d’être un peu brouillon. Nous avions envie de découvrir le lieu, d’y faire des choses concrètes, de se parler différemment qu’avec des tours de table.
- Nous n’avions pas établi de programme du week-end à l’avance. Nous avons décidé d’attendre le lendemain matin et l’arrivée de Milou pour se décider tout en sachant qu’il faudrait se donner du temps pour écouter les personnes du lieu, le visiter et établir un programme de discussion différent.

Programme week-end:
Samedi
- Réveillé assez tôt car nous voulions profiter pleinement du peu de temps qu’on avait pendant le week-end.
- On a établi ensemble le planning du week-end
- Visite du lieu (avec Véronique - bénévole de l’Aso)
-  Tour de table des ressentis de chacun en général et vis-à-vis du projet et du week-end
- Témoignage de Mata sur l’historique de la Gré (le bâtiment, le collectif, sa forme juridique : actionnaire dirigeant une SCI + association)
- Quartier libre (fagots, promenade, sieste, visite de la boulangerie,)
- Repas du soir/jeux/couché tôt

Dimanche
- Débriefing du groupe sur le récit de Mata, réactions à chaud sur nos impressions vis-à-vis de ce lieu collectif
- Questions/réponses concrètes avec Mata sur les permis de construire, le juridique, l’autonomie énergétique
- Exposé de Véro sur le Consensus
- Petits groupes de discussions (3 groupes de 4 personnes) sur le thème "Quels sont mes essentiels personnels pour le projet?"


Rapport du ressenti du week-end :
- Le lieu : étonnement général de voir que le lieu est plutôt laissé à l’abandon alors qu’il y a un potentiel énorme. La salle commune = cuisine. C’était notre espace de réunion pour le week-end mais personne ne l’a trouvé accueillante, on s’y sentait à l’étroit. Nous n’avons pour autant pas chercher à aller ailleurs (dortoir).
Sa forme juridique, nous a semblé très ambiguë et bancale. Mata nous a fait ressentir un mauvaise répartition financière dans les actionnaires de la SCI dont 2 personnes sont devenus actionnaires principales et dirigeantes de la SCI et sont aussi représentants légaux de l’association du lieu.
- Le gens du lieu : Accueil sympathique mais trop présent, presque intrusif. Nous n’avons presque pas pu discuter librement entre nous, à par le dimanche matin.
Mata nous a présenté leur collectif tel qu’il était, dans ses faiblesses et ses erreurs.
Nous n’avons vu que très peu de personne de ce collectif. Le rapport dominant financier (actionnaire SCI) nous a fait peur.
- Réaction du dimanche matin suite à l’exposé de Mata : Cette discussion a eu lieu dehors, au soleil, et pour la première fois du week-end, entre nous.
Cette discussion a permis à tous d’exprimer son malaise vis-à-vis du lieu et du fonctionnement du collectif de la Gré. Nous avons pu pointer du doigts ce que nous ne voulions pas et ce qui était important pour nous : trouver un montage financier pour supprimer toute domination de la part d’une personne. Idem pour la domination de caractère et de parole. Nous ne voulons pas qu’une personne se place en chef ou en représentant. Nous voulons une égalité des individus du groupe, préserver les différences de chacun et s’en nourrir.
Même si cela part d’un constat négatif, il est intéressant et encourageant de voir que nous étions tous d’accord sur nos impressions et que nous avions la même vision du collectif et du lieu. Nous avons pu nous découvrir une vraie identité en temps que groupe.
Mata nous a touché et mis d’accord sur l’importance du coup de cœur pour un lieu, de réussir à l’écouter et adapter le projet au coup de cœur.

- Discussion en petit groupe : expérience différente pour chaque groupe. Certain se sont laissé aller, à échanger vraiment à 4, à se confier différemment. D’autres ont reproduits à 4 le mode de discussion en groupe, d’autres ont eu des échanges plus fort dû à un besoin de réponse, une fatigue du week-end, et l’obligation de dégager un compte rendu précis.

Conclusion :
La dynamique de chacun n’était pas en notre faveur. L’accueil au Manoir de la Gré était très bien mais nous ne nous sommes pas retrouvé dans leur collectif. Mais de voir tout ce qui ne nous convenait pas, nous avons permis de nous rendre compte qu’on était d’accord sur ça, qu’on allait dans la même direction. Le ressenti personnel de chacun était en fait un ressenti collectif.
Les temps libres et les activités concrètes (jeux, fagots…) ont été des bulles d’airs qui nous ont permis de nous changer les idées et de se rencontrer différemment, de mieux se connaître.
Nous avons pu observer une vraie attention aux autres, chacun a essayé de prendre soin de chacun.
Même si rien n’a été comme on l’attendait, il en est ressorti quelque chose d’encourageant pour nous.
Nous avons émis l’envie de découvrir plusieurs expériences collectives différentes.

C'est lors de ce week-end que nous avons fait la connaissance dÉlodie {toujours enceinte}, la compagne de Guillaume ainsi que Péma, leurs fille.