A la suite du week-end précedent à Guingois ou nous avions collectivement visités les Teillodes, il se désinnait que certain été emballés par le lieu et d'autre moins.
Il se désinnait que ceux qui venait à ce huitième week-end été plutôt ceux emballés, alors je m'été mis au fond de moi mais je pense que c'est vraiment que dans ma tête que nous alions pourquoi pas acheter les Teillodes. Mais à la fin du week-end, nous avons eu une bien meilleur proposition : Les Fraux
Voici le compte à chaud de ce week-end rédigé par Noami :
Hello!
Je commence le retour à chaud de ce week-end fort en émotions par le jeudi après-midi, où nous avons visité avec Pauline l’annonce de Saint-Parthem. On a eu un très bon feeling avec la proprio, mais après 6 km de route toute trouée sur le bord du Lot, on savait déjà que ça ne nous conviendrait pas. Trop loin de tout commerce, trop encaissé, trop difficile d’accès. L’endroit était pourtant très beau, mais le parcellement des terrains est un véritable puzzle. Un petit bout à nous, un petit bout au voisin, bref, trop compliqué. Et sur quatre voisins, trois habitent là pour les vacances, pas terrible… Bref, trop de boulot, trop de voisins, pas assez de bâtis, pas pour nous.
Nous sommes ensuite allés passer la soirée pas loin de Morlhon, chez des amis de Pauline, qui ont acheté un corps de ferme avec 3 hectares de terrains. C’était bonne ambiance et bon accueil, et ça donnait envie. Ils étaient en pleine installation, commençant les travaux, recevant des copains qui venait donner des coups de mains et des copains de passage, bref, bien cool.
Nous sommes pourtant parties tôt le lendemain, après une visite rapide du lieu en plein jour, pour rejoindre Sam et Philou et Laura Perks, la nana de l’agence, devant l’école d’Anglars Saint Felix. Il pleut il pleut il pleut. Le gars de la visite du soir, à Tayrac, a même annulé à cause du temps. A Anglars, après les retrouvailles, on reprend la route sous la pluie qui commence un petit peu à se calmer. On traverse Le Segala, puis Le Bruel, et enfin, on suit les panneaux menant au Frau. On suit Laura qui va chercher la clé de la maison. On regarde un peu autour de nous, la grange où sont cachées les clés est fort jolie. Mais il fait gris, il pleut, je dois dire que j’avais hâte de visiter l’intérieur. On rentre dans une pièce sans fenêtre, au carrelage magnifique (vous savez, les carrelages des cuisines et des couloirs à une certaine époque, ça fait des dessins souvent aux traits bleus, on dirait des dessins sur porcelaine). Le reste de la maison est plongée dans le noir, dû aux volets clos et cloués. Avec l’aide de deux lampes, on regarde la cuisine, puis on monte à l’étage. Quatre chambres, une autre cuisine dédiée à la transformation des canards, une petite chambre froide et une pièce qui peut faire chambre. On monte encore d’un étage, on arrive au grenier. On constate que la charpente est en bon état. Des ardoises se sont déplacées, ça fait des petits trous où on voit le ciel, mais c’est sec malgré la pluie. L’espace est grand et propre, on aime bien. On redescend et on libère Laura qui a un autre rendez-vous. Elle nous dit de faire le tour à notre guise. Ce qu’on ne se prive pas de faire. On regarde la grange, qui donne dans une autre pièce de la grange, puis à l’arrière de la maison. On entre dans cette même grange, mais à l’étage, où sont stockées des machines agricoles pour faire le foin toute neuve et d’autres, plus anciennes, qui font plus antiquités. On ressort, on regarde le hangar où sont stockées deux énormes remorques pleines de blé fauché. En face, le four à pain ouvert sur l’extérieur et en excellent état partage un autre hangar avec une voiture et un atelier plein d’outil. Tous ces bâtiments sont tournés vers le cœur du lieu, un banc au milieu du jardin surplombé d’un tilleul. Une petite maison en vieille pierre sur deux étages ferme le cœur à l’est. De l’autre côté de tout ça, une autre grange en très bon état, des clapiers à lapins, une salle où étaient certainement gardés les canards, salle qui ne paye pas de mine de l’extérieur mais tout en bois à l’intérieur, elle fait penser à une coque de bateau renversée, et on la nomme presque sans se concerter « le bateau ». Un autre bâtiment, juste à côté, sur deux étages, est à moitié en construction. Dans mon souvenir, il y a une autre salle, avec des boxs pour les bêtes, mais je ne sais plus exactement où elle se trouve… De l’autre côté de la route, un grand bâtiment d’au moins deux cent mètres carrés est partitionné en cinq ou six pièces. Des ateliers, la miellerie, chacun son coin ! Et au fond, une calèche ! Oui oui, une calèche, en bon état ! En faisant le tour du terrain, on découvre un autre bâtiment, la porcherie, qui doit faire la même surface que celui à la calèche. Enfin, on regarde le terrain, 7ha tout en prairie ou quasi (moins d’un hectare de bois là-bas en dessous), le ruisseau qui coule au fond. On réfléchit à la façon dont on peut l’utiliser, le partitionner. Où peut-on mettre une maison, où peut-on mettre des caravanes et des yourtes ?
On repart plein de questions. On picnic dans un bar de Rignac. Ça vaut les Teillodes ? Oui. Faut-il que les autres le voit ? Oui bien sûr. Comment faire ? Seront-ils d’accord ? Bref…
La visite de l’après-midi, elle, ne vaut pas vraiment la peine d’être très décrite… On arrive à Moutmout alors qu’il fait encore jour. On est accueillis par Neurone, adorable. Leur lieu est superbe. Que des énormes granges en vieille pierre, des vieilles arches. Ça fait comme une mini-ville. Jonas, Fourche et Agathe arriveront dans la nuit.
Le lendemain, à leur question « comment se sont passées les visites », on leur répond que ce serait bien qu’ils puissent visiter le Frau, en essayant de ne pas trop leur en dire, pour ne pas refaire l’effet « film » des Teillodes. Evidemment, ils comprennent vite que ça nous plait et qu’il faut qu’ils le voient. Ils insistent même pour aller le voir l’après-midi même, mais vu les deux heures de route aller, on ne trouve pas ça très pertinent et on projette d’y aller le dimanche matin. Du coup, on s’attèle à la réunion. Le premier tour de table commence de façon très classique par « comment on va ». Tout le monde va bien malgré les derniers mails et toutes les questions qui vont avec. Alors qui est le groupe ? Le premier cercle ? On était treize à la dernière réunion, on n’est plus que 7. Tous les 7 motivés, tous d’accord sur le fait qu’on visite pour acheter et pas pour rêver. On éclipse la question « pourquoi on n’achète pas demain ? » puisque notre réponse à tous les sept est « moi j’achète demain ». La position d’Ysaline, de Gui et d’Elo est claire, même si elle nous touche. Moi elle me touche. Celle d’Orianne et Brice nous fait discuter parce qu’elle nous parait un peu flou. Certainement parce qu’on considère cette réunion comme super importante, c’est une des dernières avant l’achat, peut-être même la dernière. Que fait-on si la visite du Frau prévue le lendemain plait à tout le monde ? A nous sept en tout cas ? Faut-il freiner le groupe ? Faut-il attendre une prochaine visite sachant que le lieu est en vente depuis pas très longtemps et qu’il y a déjà eu deux propositions (une qui n’a pas abouti par manque d’argent, une autre parce que le futur acheteur ne voulait pas des éoliennes en projet pas très loin) ? Gui, Elo, Ysa et Samir se sont posés dans le 2e cercle. Milou aussi, il y a de ça quelques réunions, mais son dernier mail sous-entend-il qu'il veuille revenir dans le 1er ou pas? Le premier cercle serait donc composé des sept personnes présentes, et au vu de leur absence à cette réunion, la position d’Orianne et Brice est floue à nos yeux…
On discute aussi de la présence de Samir à la dernière réunion qui m’avait posé question, notamment parce que, dans ma tête, c’était une réunion qui déboucherait peut-être sur un achat. Et par extension, on parle de peut-être réserver des réunions au premier cercle s’il y a des décisions à prendre qui ne concerne que ce cercle.
L’après-midi, Neurone nous emmène faire le tour du propriétaire. 32ha, ce n’est pas rien ! Entre salle de transformation, dortoir, salle de répétition, salle à fromage, potager, fruitier, yourtes, cabanes, bois, prairies, et boue, on ne s’ennuie pas ! Puis on discute avec lui et avec Julien (qui vient d’un autre collectif) de leur montage financier, pour prendre des idées. Dans le cas de Julien, leur collectif est une association qui détient 90% des parts d’une SCI. Ça vous dit quelque chose ?
Le lendemain matin, levés tôt, on part à 9h en direction de Villefranche de Rouerge. On arrive sur place, cette fois-ci il fait beau. Philou discute avec le voisin, venu voir si nous n’étions pas des voleurs. On trouve les clés, et c’est parti pour la visite. Agathe devient littéralement folle, mais ça on le savait déjà !! Les idées fusent, les pensées s’accordent sur le fait que c’est mieux qu’aux Teillodes, on en veut on en veut ! On pense à ceux qui sont pas là, on leur passe des coups de fils, Milou est à donf, il demande où faire le virement. On farfouille dans la maison, les garçons nous sortent une bouteille de prune de 95 et une conserve de foie gras, on picnic dehors, sous le tilleuls, au soleil. Et on se sent chez nous. On s’est fait un tour de table pour formaliser chacun à l’oral qu’on voulait acheter. Oui, on veut acheter ce lieu, on veut que ce soit vraiment chez nous, on veut le voir en été avec la glycine feuillue et fleurie. Agathe, Pauline et Philou restent en Aveyron cette semaine. Tant mieux, il faut prendre rendez-vous à l’agence !
Et puis, à peu près au moment où on se dit qu’on va partir, on croise des marcheurs, les voisins d’en face, en vis-à-vis, avec leurs trois enfants. On leur explique ce qu’on fait là, ils nous disent qu’il y a un lac à deux kilomètres où on peut se baigner et où ya jamais personne, le papa nous dit qu’Anglars est plein d’enfants et plein de jeunes, que ça bouge bien dans le coin. Il connait pas mal de collectif culturel, à Villefranche, mais il aimerait bien qu’il y en ai un juste en face de chez lui. Il dit que c’est un très bon spot, entre Villefranche, Rodez, Decazeville, ya plein de motivés, plein de public, ça bouge ! Bref, il voulait qu’on achète.
Voilà en gros. J’ai passé un très bon week-end. Ça y est, le moteur est démarré, ya plus qu’à rouler !
Des bises à tout le monde!
Noamie