mardi 6 mai 2014

Première rencontre avec Régis (6 mai 2014)

Une délégation composé de Samuel, Philou, Pauline et Agathe (ai-je oublié quelqu'un ?) à rencontré Régis, l'agriculteur exploitant les terres des Fraux.

Le rendez vous c'est plutôt bien passé, voici la "synthèse" faite par Pauline :

Coucou les copains!
bon, on sait pas trop comment faire un retour de cette entrevue, on n'a à peine eu le temps de débriefer à 4 qu'on était déjà sur la route (qui n'est pas plus courte de nuit).
alors voilà, j'essaie de résumer un peu là mon ressenti, et puis faut voir les prochains rdv (doodle et fête du village le 31mai-1erjuin à Anglars)
on est donc allés voir Régis chez lui pour le café, après quelques minutes il nous a demandé clairement le but de notre visite (on pense qu'il s'attendait à ce qu'on lui fasse une proposition d'indemnisation pour son fermage, il nous a précisé qu'il avait 450 euros d'aides par hectare par an, ce qui monte à plus de 30000euros pour les 10 ans qui lui restent). On lui a expliqué qu'on remettait pas en cause le fermage, mais qu'on avait des projets pour la terre à terme. Il a demandé si on achetait que les bâtiments, il insistait sur le fait qu'il y avait beaucoup de travaux et que rien qu'en matériaux y avait le double du prix de vente. On avançait à pas de loup, on voulait pas rentrer direct dans la négociation, donc on est resté un peu flous sur les projets agricoles sur place. Puis Sam n'a pas eu le temps de raconter son envie d'avoir des bêtes que Régis nous disait que l'apiculteur qui s'est installé récemment était super mal vu (il est un peu trop à cheval sur les conditions de pulvérisation). à un moment il nous a annoncé qu'une parcelle n'était pas dans son fermage, qui servait au potager du vieux Gabriel. Du coup on lui a proposé d'aller sur place voir un peu. La parcelle fait environ 20m sur 70m (mesuré à l'arrache selon ses indications, mais il va chercher le plan de fermage pour nous le transmettre), juste en dessous de l'étable, le long de la route. 
Ensuite on est passés un peu entre les bâtiments, il nous a raconté que le vieux avait fait l'erreur de passer d'un polyélevage au porcin, qui s'est peu à peu cassé la gueule. 
Dans le grand hangar sectorisé y avait la maternité, dans l'autre l'engraissement. y avait aussi des cochons sur la dalle béton et dans les petits abris en parpaings. J'ai eu l'impression qu'il était encore assez ému d'évoquer Gabriel, devait être bien proche. il nous a montré un peu les fruitiers, y a un pommier qui donne bien (au dessus du grand hangar, un prunier avec lequel il faisait de la gnôle, des cerisiers (une année sur cinq) et des noisetiers sauvages. 
vers la fin du tour il a glissé qu'on n'était pas au mètre près (première ouverture) et il nous a redit que ce serait bien de rencontrer le maire, que si on voulait il pouvait caler un rdv pour le soir avec des conseillers. Après une petite réflexion on se dit que c'est une perche à saisir, on se retrouve chez lui vers 21h. y a deux conseillers bons vivants, l'adjointe au maire et sa femme (à Régis! et ses enfants passent et nous tapent la bise). Au début c'est un peu froid, y a quelques blancs, ils nous demandent en gros quel est le projet, je crois qu'ils pensaient qu'on voulait vivre d'agricole à 8 sur le terrain. On leur explique comme on peut qu'on a différentes activités, qu'on veut habiter à l'année et qu'on a des projets pour la terre,  pas forcément à l'échelle professionnelle. Ils sont curieux, nous posent des questions sur le choix d'habiter ensemble, j'ai l'impression qu'ils ont saisi la dimension entraide et mutualisation des moyens financiers et des savoirs-faire. Entre eux ils ont l'air de se filer souvent des coups de main. Un conseiller éleveur blague que l'adjointe bosse pour eux à la MSA, celle-ci rigole qu'elle a rien entendu quand il dit qu'il continue à bosser autant depuis sa retraite. Ils nous ressortent le coup de l'apiculteur relou, Sam fait son numéro de charme qui fonctionne tellement bien que quand il raconte que le colza c'est génial pour les abeilles Régis s'exclame "ah ben on mettra du colza au frau!".
On les quitte avec le projet de se retrouver à la fête du village pour le civet de chèvre et la mazurka.
bon, voilà, perso j'étais bien sceptique du coup de se lancer dans l'aventure sans être sûrs de pouvoir utiliser le terrain, là si je mets de côté le rationnel et que j'écoute plutôt les tripes, je le sens bien, j'ai l'impression aussi que Régis serait content de pouvoir partager autour de l'agricole avec nous, vu que ses enfants sont pas trop intéressés. 
après si on relance l'agence on pourrait faire une nouvelle proposition d'achat un peu plus basse du fait qu'il y a le fermage, ça nous laisserait encore plus de marge pour les travaux...
et sinon, à propos du juge des tutelles, ma mère gère des dossiers comme ça à Alès en ce moment, elle m'a dit que là-bas y a une réponse sous 8 jours! c'est pas forcément les mêmes délais à Rodez, mais en tout cas ça peut être bien moins que 2 mois...
bon, j'ai fait un beau pavé, désolée! hâte de vous voir, ici, là-bas ou ailleurs!
bisous
Pauline