Voici de but en blanc le compte rendu à chaud rédigé par Agathe, Sam et Milou :
Retrouvailles en plusieurs temps le vendredi selon les arrivés de chacun.
D'abord, Noami, Florian, Filou, Pauline, Sam, Milou et Agathe se retrouvent pour le petit déjeuner dans les bureaux de Synaps à Arcueil.
On en profite pour faire le planning du week-end en essayant de définir les priorités sellons les attentes de chacun.
Vers 12h Orianne et Brice nous rejoignent avec un bon pique nique. On redéfini ensuite les différents gestes qui aident les discussions collectives et adapte les différentes méthodes de discussion au différents thèmes à aborder.
A 16h, Jonas arrive, nous voilà au complet.
Nous faisons un premier tour de table météo rapide, pour dire comment on se sent personnellement à l'approche de ce week-end puis un second tour de table pour exprimer comment on se sent vis-à-vis du projet, comment on se place et quelles sont nos attentes du week-end. Un tour de table fort en émotion qui met en évidence des attentes et des positionnements différents en fonction des situations personnelles de chacun.
On s'attelle ensuite à la (re)définition des fondamentaux du projet, ceux portés par le collectif, ceux portés de manière individuel (secondaire). Pour ça, l'idée est de lister en vrac ce qui nous apparaît comme fondamental dans le projet que ce soit à titre personnel ou collectif. Ensuite, on reprend un par un les propositions et on se place à différents endroits selon son envie: "je pense que cette valeur doit être portée collectivement", "j'en ai envie", "je ne porte pas cette valeur mais ça me va", "je suis contre / à débattre". Le jeu s'avère un peu houleux car dans la première phase comme dans la 2e, tout le monde ne comprend pas vraiment les enjeux, les fondamentaux comme les avis font l'objet de différentes interprétations qui embrouillent un peu les esprits. On essaie donc de re-clarifier les choses. Une fois que tout le monde est d'accord sur les règles et la formulation, l'exercice se déroule bien.
Quelques notions ont tout de suite été marquée comme faisant l'objet d'un débat, on les abordera plus tard. Mais on s'aperçoit que d'autres notions présentes des écarts plus ou moins grand entre les avis. On essaie de démêler tout ça et de choisir s'il s'agit de fondamentaux d'une part et collectif ou secondaire, d'autre part.
Ce petit jeu nous amène assez tard, il fait faim! Quelques points à débattre n'ont pas encore été abordés mais l'appel du gratin dauphinois est trop fort! Après éclatade, ce sera l'appel du dodo.
Samedi, petit dèj à 9h. Florian n'est pas là pour la journée, il reviendra vers 18h.
On rattaque donc le programme fixé à commencé éclaircir les fondamentaux de la veille resté en débat. On laissera de côté 3 notions qui relève d'un débat plus complexe et approfondi et qui mériterait la présence de tout le monde. Certains semblent un peu frustrés de laisser ces débats en suspend mais le planning est chargé. on décide d'avancer.
La discussion suivante est autour du fonctionnement collectif: la dynamique, la communication, la prise de décision. Pour l'aborder, on fait 3 groupes de 3. On a 45 minutes pour en discuter avant de mettre en commun. On est parti en petit groupe sans forcément repréciser le sujet, on se rend compte à la mise en commun que les différentes discussions sont parties sur des formes et des points de vues différents. Un groupe est parti sur le fonctionnement collectif une fois sur un lieu, un autre est parti sur des réflexions autour du fonctionnement collectif au réunion, et un dernier groupe a directement structuré une "feuille de route" du fonctionnement collectif en réunion. Beaucoup de choses très intéressantes ressortent, on essaie de les regrouper en reprenant la feuille de route et en la complétant.
L'exercice est plutôt réussi, tout le monde a apprécié de retrouver la liberté de la discussion en petit groupe, la surprise de la mise en commun. On est aussi content d'avoir défini une sorte de marche à suivre pour bien gérer et animer les réunions. On se sent efficace, ça fait plaisir.
Un bon chili con carne tortilla nous remplit l'estomac avant la suite des festivités!
On se questionne tout de même au niveau du temps, les invités sont censé arriver à 18h, on aura pas le temps de tout faire. Vaut-il mieux faire les différents scénarios? Parler de l'ouverture? Serons nous prêt à accueillir les personnes qui viennent découvrir le projet? On décide de leur demander de venir plus tard et de continuer comme c'était prévu.
Les scénarios donc. L'idée est de présenter différents scénarios futurs pour le projet et de voter de 0 à 5 selon comment ce scénario nous donne envie d'en être ou pas.
Encore une fois, et ce malgré avoir décider ça dans notre feuille de route, le jeu, son fonctionnement et ses enjeux, ne sont pas clairs pour tous. Les esprits s'irrite un peu, on tente de se mettre d'accord sur la marche à suivre, c'est parti.
C'est rigolo, ça permet de voir un peu la position des autres et de clarifier la sienne. Toutefois, ça nous semble assez incomplet, les votes ne nous semble pas traduire les écarts entre des scénarios qui emballent moyennement tout le monde et d'autres qui divisent des votes à 5 et à 0. Milou propose de pondérer ces votes en y ajoutant une mention quand quelqu'un ne souhaite vraiment pas pour le groupe que ça arrive. Sa proposition est d'abord mal formulé ce qui provoque l'incompréhension avant de s'y essayer. Tout ça donne un moment assez flou, on s'agace un peu sur l'intérêt de cet exercice et se rend compte qu'il aurait mérité plus de temps. On se rend compte que cette méthode ne mettait pas du tout en valeur les reliefs des différentes réponses personnelles. Le résultat de l'exercice est intéressant mais très peu exploitable.
A la fin de cet exercice, Florian nous a rejoint. Et oui, déjà 18h, on se rend compte que le temps à filé et qu'il ne nous en reste pas beaucoup tous ensemble, Orianne et Brice repartant en soirée.
Zappe-t-on l'ouverture au profit des tours de table du week-end? L'idée n'emballe pas certains qui avaient mis beaucoup d'attente sur ça pour le week-end. Devant le manque de temps, la fatigue, les envies personnelles qui se mélangent le ton monte un peu, l'ambiance se tend.
On décide de remettre les choses à plat, on se dit qu'on prend un heure pour faire un tour de table sur sa position vis-à-vis de l'ouverture. Tout le monde semble l'accepter et comprendre qu'elle est importante même si certains soulèvent la difficulté de la gestion de l'humain dans la question.
On abrège un peu la discussion pour pouvoir faire un bref tour de table des ressentis du week-end. Globalement, tout le monde est content d'avoir expérimenté d'autres moyens de discussion et de ce qui en est ressorti. Toutes les attentes n'ont pas été comblées mais tout à quand même été abordés. Toutefois, un petit ressenti brouillon semble être présent chez certain.
21h, Valentina et Clément (2C) arrivent. On sort tous juste des discussions, on dresse la table pour le grand apéro, on boit un verre, on discute un peu. Mais c'est l'heure du départ pour Orianne et Brice qui ne peuvent pas rester.
Comme finalement on a privilégié de parler des ressentis dans le laps de temps qu'il nous restait avant le départ de Brice et Orianne, rien n'a été abordé sur la façon d'accueillir nos deux invités et présenter le projet.
On ne sait pas très bien comment attaquer. On se dit vite fait qu'on pourrait tirer au sort des gens qui présente un aspect du projet ou un des documents accrochés au mur mais finalement 2C commence par nous dire ce qu'il croit savoir du projet. De là, la présentation part plus sur des question de Valentina et 2C auxquelles on tente de répondre.
On est plutôt dans l'improvisation, dans un premier temps on essaye de faire tourner la parole entre nous pour apporter des réponses.
On est alors plutôt dans un fonctionnement de lever la main, d'éviter de couper la parole. Dans la pratique on est donc très formel, alors que Valentina et 2C sont plus dans un schéma de discussion, coupant la parole en cours de réponse pour demander une précision.
On arrive donc vers des discussions avec monopolisation de la parole, on ne s'écoute plus entre nous, on perd l'attention à l'humain.
Pas mal de malaise dans l'air, certains partent de la salle principale. Ensuite, des groupes de gens se fonts et se défont entre la pièce fumeur et la salle de réunion.
Ambiance bizarre, tout le monde part se coucher petit à petit.
Dimanche matin, on attaque vers 10H
On commence par faire un retour sur la présentation de la veille au soir.
Globalement la soirée a été mal vécue, beaucoup de déception pour beaucoup d'entre nous, des incompréhensions quant au déroulé de la soirée.
Le fait de ne pas avoir préparé cette présentation a été mal vécu, et nous a emmené à ne pas attendre les mêmes choses de la soirée, à rentrer dans des échanges avec seulement peu d'entre nous.
Il apparaît que le groupe s'est un peu disloqué, beaucoup de paroles des uns et silence des autres, absence d'attention mutuelle, absence de voie commune et d'axe de présentation.
Le fait de ne pas avoir défini ensemble l'objectif et le mode de présentation a fait que personne n'a trouvé son compte.
Le bilan de la matinée est assez sombre, l'ambiance est dure et pesante. Des tensions surgissent dues à des manières différentes de s'exprimer et à des visions différentes de mener le projet.
On marque une pause pour manger, on termine les restes pour ne pas trop se perdre en temps de préparation.
L'ambiance se détend carrément et ça fait du bien de manger en discutant de choses et d'autres, de sentir les tensions disparaître le temps du repas. Ca fait une pause appréciée après la matinée difficile et une après midi où l'on sent que se profile en filigrane la question de la poursuite du projet.
On reprend donc après le repas et la pause. On regrette beaucoup l''absence d'Orianne et Brice.
Longues discussions par rapport aux différentes visions pour la suite : certains ne sont pas sûr d'avoir la force et l'envie de continuer à se réunir si c'est pour parler du projet dans le fond et dans la théorie, mais sont motivés s'il s'agit de passer en phase d'installation (installation qui d'ailleurs n'empêchera pas de continuer les discussions de fond). Pour d'autres, il est important de continuer à travailler sur le fond du projet en y incluant dès que possibles de nouvelles personnes.
La discussions se fait sous forme de débat ouvert autour de la table, pour partager les différents points de vue sans objectif d'entériner une décision particulière.
Le temps passe rapidement et les échanges laissent voir des visions différentes, dues à des positionnements personnels différents. Comme il y en a qui repartent assez tôt dans la soirée, on décide de faire un tour de table pour savoir quelles sont les attentes et le positionnement de chacun pour la suite du projet.
On prend une dizaine de minutes en silence pour réfléchir chacun à sa vision, puis l'on partage à travers un tour de table.
Les attentes et les points de vues sont assez larges. De ce tour de table il ressort qu'il y a une certaine fatigue de l'enchaînement des réunions, "du concret" fait défaut au sein du groupe pour continuer à avancer sereinement.
Certains doutent donc de leur participation à des réunions visant à avancer "sur le fond", et souhaitent pouvoir se lancer sur le projet des Fraux le plus vite possible, pour ne pas se perdre en réunion de fond et pour "lancer le concret".
La peur d'un essoufflement est assez partagée, on le vit dans l'instant même en cette fin de weekend, donc pour certain la priorité d'un "recrutement" de nouvelles personnes est urgent et conditionne un peu la suite.
Volonté aussi pour certain d'entre nous de continuer à travailler sur "les valeurs profondes" du projet en priorité, en considérant que certaines valeurs importante restes à débattre et à réfléchir.
Suite à ce tour de table on rediscute de ce que l'on décide de faire pour la suite, pour tous ce serait un échec d'interrompre le cycle de réunion, et de toute façon on attend quand même des avancées pour Anglars. On décide donc de caler une date pour une prochaine réunion.
Une dernière petite bière avant de se disperser, on est fatigué, troublé par ce week-end mais content d'avoir sorti son sac.